Les patronages |
Léopold Sédar Senghor
 
menu_maison_negritude
Photothèque Maison de la Négritude


La Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme doit son nom à Léopold Senghor , 1er Président de la République du Sénégal  qui dès sa création lui accorda son patronage  considérant que les hommes et les femmes de Champagney en demandant l’abolition de l’esclavage dès 1789 « avaient eu le constant souci de la dignité des hommes en général et des Noirs en particulier ».

Léopold Sédar Senghor est né le 16 octobre  1906 à Joal (Sénégal). Les prénoms qu’il reçoit illustrent déjà le métissage et la double culture que Senghor prônera toute sa vie. Léopold est un prénom chrétien, Sédar est un prénom sérère, ethnie à laquelle se rattache sa famille et qui signifie « celui qui n’a honte devant personne ». Son enfance auprès de sa mère fut vécue au rythme de la nature. Il en gardera toujours une nostalgie qui transparaît dans son œuvre poétique.

A la mission de catholique de N’Gasobil, il apprend le wolof et le français. Puis au lycée  à Dakar, il rencontre le Père Lalouse qui dénie toute culture et toute civilisation aux Noirs. Cette rencontre est décisive pour Senghor en qui germe l’idée que la culture africaine est certes différente de celle des autres civilisations mais tout aussi riche. De cet affrontement  à son élection à l’Académie française en 1983, toute sa vie sera marquée par la défense de la Négritude.

Après le baccalauréat obtenu brillamment à Dakar, Senghor obtient une bourse pour poursuivre des études supérieures en France où il se d’amitié avec Aimé Césaire avec qui il défendra la Négritude et avec Georges Pompidou. Ses études sont brillantes. Professeur de lettres classiques, il débute sa carrière à Tours.

Enrôlé en 1939 comme officier dans la 59ème division d’infanterie coloniale, Léopold Senghor est fait prisonnier. De juin 1940 à février 1942, il connaît les humiliations et les rigueurs de la captivité dans différents stalags. C’est pendant cette période qu’il rédigera la plupart de ses poèmes  appartenant au recueil « Hosties Noires » où il rappelle le sacrifice des tirailleurs sénégalais. Libéré en 1942, il reprend son poste d’enseignant.

Après la guerre, Senghor devient professeur de langues et de civilisations négro-africaines à l’école nationale de la France d’Outre-Mer. A ce poste qu’il occupera jusqu’en 1960, il contribue à la formation des cadres administratifs et juridiques pour les colonies d’Outre-Mer.
Parallèlement, il entame une carrière politique qui le conduira à la présidence du Sénégal en 1960.

Régulièrement réélu, il démissionne en 1980. Il se retire en France où il se partage entre son domicile  normand, région d’origine de sa seconde épouse, Colette Hubert et son domicile parisien de la rue Tocqueville.

Il meurt le 20 décembre 2001.

 


 
  Copyright © 2011 Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme - Tous droits réservés
Réalisation Torop.Net - Site mis à jour avec wsb.sw4torop.net - Plan du site - Infos légales
 

Maison de la Negritude et des droits de l'homme de Champagney Logo Maison de la Négritude et des droits de l'homme